Quand une coupure de courant survient dans un hôtel ou un EHPAD, les occupants endormis ne voient plus rien pour sortir. C’est précisément ce risque que l’éclairage de sécurité doit couvrir, et c’est là que se joue la différence entre un BAES et un BAEH.
Ces deux blocs n’ont pas le même rôle et ne concernent pas les mêmes locaux. Confondre les deux, c’est installer le mauvais matériel au mauvais endroit. Alise SSI conçoit et entretient des solutions d’éclairage de sécurité pour les ERP, IGH et sites industriels en Rhône-Alpes.
Quelle est la différence entre un BAES et un BAEH ?
Le BAES (bloc autonome d’éclairage de sécurité) balise les circulations et les sorties pour guider l’évacuation. Le BAEH (bloc autonome d’éclairage pour habitation) éclaire les locaux où des personnes dorment, afin qu’elles se repèrent avant d’évacuer. Le premier signale le chemin, le second rend le local visible.
Le BAES se décline en deux fonctions : l’évacuation, qui matérialise les sorties et les cheminements, et l’ambiance (ou anti-panique), qui diffuse un éclairage général dans les grands volumes. On parle souvent des types A, B et C selon la fonction assurée par le bloc.
Le BAEH, lui, répond à une logique propre aux bâtiments d’habitation et aux locaux à sommeil. Il ne remplace pas le BAES : dans de nombreux établissements, les deux se combinent selon la nature des pièces.
Comment fonctionne un BAEH ?
Un BAEH est un bloc autonome équipé d’une batterie qui se recharge en permanence sur le secteur. En fonctionnement normal, il reste éteint ou en veille. Dès que l’alimentation du bâtiment est coupée, il bascule automatiquement sur sa batterie et éclaire le local concerné.
Cette bascule est le point critique. Un bloc dont la batterie est vieillissante s’allumera faiblement, ou pas assez longtemps. La vérification régulière sert justement à confirmer que la commutation se fait et que l’autonomie reste suffisante pour couvrir la mise en sécurité.
Dans les installations plus importantes, l’éclairage peut aussi reposer sur une source centrale alimentant plusieurs luminaires. Ce type de câblage dépend alors d’une alimentation électrique de sécurité dimensionnée et contrôlée selon les règles en vigueur.
Quand mettre des BAES et des BAEH ?
Les BAES s’imposent dans les ERP et les lieux de travail pour baliser l’évacuation et les grands volumes. Les BAEH s’ajoutent dans les locaux à sommeil : chambres d’hôtel, internats, établissements de santé. Dès qu’un bâtiment accueille des personnes qui dorment, la combinaison des deux devient la règle.
Concrètement, un hôtel combine des BAES dans les couloirs et escaliers, et des BAEH dans et vers les chambres. La même logique vaut pour les locaux à sommeil comme les EHPAD, où la mobilité réduite des occupants rend cet éclairage encore plus déterminant.
Le nombre de blocs et leur emplacement ne s’improvisent pas : ils dépendent de la configuration des circulations, des sorties et des surfaces. Pour cadrer ce point, consultez nos repères sur combien de BAES installer et où les placer.
Pour les ERP de 5ème catégorie, les plus petits établissements, les exigences restent adaptées à l’effectif reçu, mais l’obligation d’un éclairage de sécurité fonctionnel ne disparaît pas.
Est-il obligatoire d’avoir un BAEH dans une copropriété ?
Dans une copropriété d’habitation classique, les parties communes relèvent surtout de l’éclairage de sécurité d’évacuation, pas systématiquement du BAEH. L’obligation de BAEH concerne les locaux à sommeil et les établissements recevant du public. Un immeuble purement résidentiel et un ERP n’obéissent donc pas aux mêmes règles.
La nuance tient à l’usage réel du bâtiment. Une copropriété qui abrite un ERP en rez-de-chaussée, ou des locaux assimilés à de l’hébergement, peut relever d’exigences différentes selon les parties concernées.
Le syndic reste responsable de l’entretien des équipements des parties communes. Nous détaillons ce partage dans notre page sur les obligations du syndic en copropriété, utile avant tout vote de travaux.
Côté lieux de travail, les mêmes principes se recoupent avec le réglementation des BAES et Code du travail, qui encadre l’éclairage des locaux où des salariés sont présents.
Comment garantir la conformité de votre éclairage de sécurité ?
La conformité repose sur trois piliers : une installation adaptée aux locaux, une vérification périodique des blocs et un registre de sécurité à jour. Chaque bloc doit s’allumer à la coupure, tenir son autonomie et être repéré. Un contrôle documenté prouve que l’installation reste opérationnelle.
Sur le terrain, c’est souvent lors d’une visite de commission que les manques ressortent. Alise SSI a levé un avis défavorable sur un ERP de type M dans le délai imposé, sans fermeture du commerce, en remettant l’installation en conformité point par point.
Vérifier la conformité de votre éclairage de sécurité
- Identifier les locaux à sommeil nécessitant des BAEH en complément des BAES
- Contrôler l'état et le positionnement de chaque bloc le long des cheminements et au-dessus des issues
- Vérifier le passage automatique des blocs en cas de coupure d'alimentation
- Tenir à jour le registre de sécurité avec les vérifications réalisées
- Planifier les vérifications périodiques par un intervenant qualifié
- Remplacer les blocs défectueux ou en fin de vie batterie
Notre démarche s’appuie sur la certification APSAD et sur l’intervention de nos techniciens auprès des ERP, IGH et industries. Pour la partie entretien des blocs, voyez notre page dédiée à la maintenance et réglementation des BAES à Lyon.
Pour savoir quels blocs votre bâtiment doit combiner et dans quel délai les mettre en conformité, vous pouvez demander un devis gratuit : nos techniciens établissent un diagnostic précis de votre installation, avec réponse sous 24 heures.
Cette approche est la même que celle appliquée sur nos chantiers plus lourds, comme la refonte d’un SSI obsolète sur 5 000 m² dans un entrepôt logistique, menée sans coupure d’exploitation grâce à une détection linéaire. Avec plus de 1000 sites protégés et une expérience de plus de 15 ans héritée via la continuité MPAG NETWORK, nous traitons l’éclairage de sécurité comme un maillon du système global, aux côtés de l’alarme incendie, du désenfumage et des portes coupe-feu.




