IT 246 désenfumage : comprendre l’instruction technique

Plans techniques de dimensionnement d'un système de désenfumage selon IT 246

L’IT 246 est le document technique de référence pour le dimensionnement et la conception des systèmes de désenfumage dans les établissements recevant du public. Publiée en annexe de l’arrêté du 22 mars 2004, cette instruction technique détaille les méthodes de calcul, les règles d’implantation des exutoires et des bouches d’extraction, les débits minimaux, et les dispositions constructives à respecter. Pour tout professionnel de la sécurité incendie, maîtriser l’IT 246 est indispensable.

Cet article décrypte le contenu de l’IT 246, explique ses principes fondamentaux, et montre comment elle s’applique concrètement dans les projets de désenfumage. Nous verrons également les points qui posent régulièrement des difficultés d’interprétation sur le terrain.

En bref : l’IT 246 distingue le désenfumage des locaux (par évacuation des fumées de la couche chaude) et celui des circulations (par balayage d’air frais). Elle s’applique à tous les ERP soumis au désenfumage et constitue la base de calcul que les bureaux d’études, les installateurs et les commissions de sécurité utilisent pour valider les projets.
Un projet de désenfumage en ERP ? Besoin d’une étude conforme à l’IT 246 ?
ALISE SSI réalise le dimensionnement et l’installation de vos systèmes de désenfumage.

Demander une étude technique

Qu’est-ce que l’IT 246 ?

Origine et statut juridique

L’instruction technique n° 246 relative au désenfumage dans les ERP a été publiée initialement en 1982, puis révisée en 2004 (annexe de l’arrêté du 22 mars 2004). Elle complète les articles DF du règlement de sécurité (arrêté du 25 juin 1980) en apportant les précisions techniques nécessaires à la conception et au dimensionnement des installations.

L’IT 246 n’est pas un texte de loi à proprement parler, mais une instruction technique annexée à un arrêté ministériel. Sa valeur est réglementaire : elle s’impose à tous les ERP soumis au désenfumage. Les commissions de sécurité s’y réfèrent systématiquement pour évaluer la conformité des projets.

Le champ d’application

L’IT 246 s’applique au désenfumage :

  • Des locaux accessibles au public dans les ERP (salles de réunion, commerces, restaurants, salles de spectacles, etc.).
  • Des circulations horizontales communes encloisonnées (couloirs, dégagements).
  • Des escaliers encloisonnés (dans certaines conditions).

Elle ne couvre pas le désenfumage des bâtiments d’habitation (qui relève de l’arrêté du 31 janvier 1986), ni celui des immeubles de grande hauteur (IGH, qui relèvent de l’arrêté du 30 décembre 2011), ni celui des parcs de stationnement couverts (arrêté du 9 mai 2006, qui possède ses propres règles).

La structure du document

L’IT 246 est organisée en plusieurs chapitres :

  • Chapitre 1 : dispositions générales, définitions, principes du désenfumage.
  • Chapitre 2 : désenfumage des locaux (naturel et mécanique).
  • Chapitre 3 : désenfumage des circulations horizontales (naturel et mécanique).
  • Chapitre 4 : désenfumage des escaliers.
  • Chapitre 5 : dispositions relatives aux commandes et aux alimentations.
  • Annexes : tableaux de calcul, schémas, exemples.

La distinction fondamentale : locaux vs circulations

L’IT 246 repose sur une distinction essentielle entre deux situations de désenfumage, qui obéissent à des logiques physiques différentes :

Le désenfumage des locaux

L’objectif est de maintenir la couche de fumées au-dessus de la tête des occupants le plus longtemps possible, pour permettre l’évacuation. Le principe repose sur la stratification naturelle des fumées chaudes : elles montent au plafond et forment une nappe qui descend progressivement. En extrayant les fumées par le haut et en injectant de l’air frais par le bas, on maintient une zone libre de fumées (la « hauteur libre de fumées ») suffisante pour circuler.

La méthode de calcul de l’IT 246 pour les locaux repose sur le concept de « canton de désenfumage » : le local est divisé en zones géographiques (les cantons), chacune traitée par ses propres exutoires ou bouches d’extraction.

Le désenfumage des circulations

Dans un couloir, la stratification des fumées est beaucoup moins stable que dans un grand local. La hauteur sous plafond est faible (2,50 m à 3 m en général), et les fumées envahissent rapidement tout le volume. L’IT 246 adopte donc une approche différente pour les circulations : le balayage. L’air frais est introduit d’un côté et les fumées extraites de l’autre, créant un courant qui pousse les fumées vers la sortie.

Le débit de balayage n’est pas calculé en fonction de la surface (comme pour les locaux) mais en fonction du nombre d’unités de passage de la circulation.

Écrans de cantonnement et bouches de désenfumage au plafond d'un centre commercial

Le désenfumage des locaux selon l’IT 246

Le concept de canton de désenfumage

L’IT 246 impose de diviser les locaux de grande surface en cantons de désenfumage. Un canton est une zone géographique délimitée par des écrans de cantonnement (éléments fixes ou mobiles, résistants au feu, qui descendent du plafond pour retenir la nappe de fumées dans le canton d’origine).

Les règles de dimensionnement des cantons sont les suivantes :

  • Surface maximale d’un canton : 1 600 m² (cette limite peut varier selon le type d’ERP).
  • Longueur maximale d’un canton : 60 mètres.
  • Les écrans de cantonnement doivent descendre à un niveau au moins égal à celui de la couche de fumées calculée (typiquement 25 % de la hauteur sous plafond, avec un minimum de 50 cm).

Le calcul de la surface utile d’évacuation (SUE)

Pour le désenfumage naturel des locaux, l’IT 246 utilise le concept de surface utile d’évacuation de fumées et d’amenée d’air (SUE). La SUE dépend de :

  • La surface du canton de désenfumage.
  • La hauteur sous plafond.
  • La hauteur libre de fumées souhaitée (hauteur de la zone libre sous la nappe).
  • La position des exutoires (en toiture ou en façade).

L’IT 246 fournit des tableaux qui donnent directement le ratio « surface utile / surface du canton » en fonction de ces paramètres. Par exemple, pour un canton de 1 000 m² avec une hauteur sous plafond de 8 m et une hauteur libre de fumées de 4 m, le ratio est d’environ 1/100, soit 10 m² de surface utile d’évacuation.

Hauteur sous plafond Hauteur libre de fumées Ratio SUE/surface canton Exemple (canton 1 000 m²)
4 m 2 m (50 %) 1/50 à 1/60 17 à 20 m² de SUE
6 m 3 m (50 %) 1/80 à 1/100 10 à 12,5 m² de SUE
8 m 4 m (50 %) 1/100 à 1/150 7 à 10 m² de SUE
12 m 6 m (50 %) 1/150 à 1/200 5 à 7 m² de SUE

Ces ratios sont indicatifs et simplifiés. Les tableaux détaillés de l’IT 246 prennent en compte des paramètres supplémentaires (présence de sprinklers, type de stockage, charge calorifique estimée).

Astuce pro : la présence d’une installation de sprinklers dans un local permet de réduire la surface utile d’évacuation de fumées. L’IT 246 prévoit un coefficient de réduction car les sprinklers refroidissent les fumées et limitent la propagation du foyer. Cette réduction peut atteindre 50 % dans certaines configurations, ce qui diminue significativement le nombre et la taille des exutoires nécessaires.

Le désenfumage mécanique des locaux

Lorsque le désenfumage mécanique est retenu pour un local, l’IT 246 impose un débit d’extraction minimal de 12 volumes par heure du local (ou du canton), avec un minimum absolu de 1,5 m³/s. Ce débit est calculé sur le volume géométrique du canton, sans déduction du mobilier ou du stockage.

Les bouches d’extraction doivent être positionnées en partie haute du local (au-dessus de l’écran de cantonnement si présent), et les amenées d’air en partie basse (au-dessous de 1 m par rapport au sol, ou au maximum à mi-hauteur du local).

Le désenfumage des circulations selon l’IT 246

Le principe du balayage

Pour les circulations horizontales encloisonnées (couloirs fermés par des portes ou des cloisons), l’IT 246 impose un désenfumage par balayage. L’air frais est amené à une extrémité du tronçon de circulation et les fumées sont extraites à l’autre extrémité. Ce mouvement d’air longitudinal maintient un tronçon praticable pour l’évacuation.

Les débits imposés

Le débit de balayage est exprimé en fonction des unités de passage (UP) de la circulation :

  • Désenfumage mécanique : 0,5 m³/s par unité de passage, avec un minimum de 1,5 m³/s.
  • Désenfumage naturel : surface libre d’évacuation de 10 dm² par unité de passage, avec un minimum de 20 dm² (0,20 m²), réparties entre amenée d’air et sortie de fumées.

Pour une circulation de 2 UP (la configuration la plus courante), le débit mécanique minimal est de 1,5 m³/s (et non 1 m³/s, car le minimum absolu s’applique). Cela correspond à un ventilateur capable d’extraire au moins 5 400 m³/h.

Attention : l’IT 246 impose que le désenfumage des circulations et celui des locaux ne fonctionnent jamais simultanément dans un même volume protégé. Si le local est désenfumé, la circulation attenante ne l’est pas, et inversement. C’est la CMSI qui gère cette exclusion mutuelle en fonction du scénario de sinistre. Cette règle est fréquemment mal comprise et source de non-conformités.

Le découpage en cantons de circulation

Les circulations sont découpées en tronçons de longueur maximale de 30 mètres pour le désenfumage mécanique et de 10 mètres pour le désenfumage naturel. Chaque tronçon constitue un « canton de circulation » traité de manière indépendante.

Les recoupements entre cantons de circulation sont assurés par des portes à fermeture automatique asservies au SSI. En cas de sinistre, seul le canton concerné est désenfumé, les portes des cantons voisins se ferment pour éviter la propagation des fumées.

Ingénieur utilisant un logiciel de simulation CFD pour étude de désenfumage

Les règles communes : amenées d’air et commandes

Les amenées d’air

L’IT 246 insiste sur l’importance des amenées d’air : sans air frais pour remplacer les fumées extraites, le désenfumage est inefficace (les fumées ne peuvent pas sortir si l’air ne peut pas entrer). Les règles principales sont :

  • La surface totale des amenées d’air doit être au moins égale à la surface totale des évacuations de fumées (pour le désenfumage naturel) ou au débit d’extraction (pour le mécanique).
  • Les amenées d’air doivent être situées en partie basse (au-dessous de 1 m pour les locaux, en partie basse de la circulation pour les couloirs).
  • Elles ne doivent pas être situées dans le même canton que les évacuations de fumées (sauf si elles sont en partie basse et les évacuations en partie haute avec un écart vertical suffisant).
  • Les amenées d’air naturelles sont préférées (ouverture en façade, porte donnant sur l’extérieur). Les amenées mécaniques (soufflage) sont autorisées mais augmentent la complexité de l’installation.

Les commandes de désenfumage

L’IT 246 définit deux modes de commande :

  • Commande automatique : le système se déclenche sur détection automatique d’incendie (détecteurs de fumée, détecteurs de chaleur). C’est la configuration standard pour les ERP équipés d’un SSI de catégorie A ou B.
  • Commande manuelle : des dispositifs de commande manuelle (DCM) sont placés à proximité des accès aux zones de désenfumage. Ils permettent aux services de secours de déclencher le désenfumage manuellement, ou de modifier les zones désenfumées en cours d’intervention.

La commande automatique ne dispense jamais de la commande manuelle. Les deux doivent coexister. L’ensemble est piloté par la centrale de mise en sécurité incendie (CMSI) conformément à la norme NF S 61-932.

« Le désenfumage des circulations et celui des locaux ne sont jamais simultanés dans une même zone de mise en sécurité. »

— IT 246, chapitre 1, dispositions générales (arrêté du 22 mars 2004)

Les difficultés d’interprétation courantes

La hauteur libre de fumées

L’IT 246 demande de maintenir une hauteur libre de fumées suffisante pour permettre l’évacuation. Mais le texte ne fixe pas une valeur unique : elle dépend de la hauteur sous plafond et de l’usage du local. En pratique, on retient généralement 50 % de la hauteur sous plafond, avec un minimum de 1,80 m (la taille moyenne d’une personne debout plus une marge de sécurité).

Les bureaux de contrôle et les commissions de sécurité peuvent avoir des interprétations différentes sur ce point, surtout pour les locaux de faible hauteur (2,80 m à 3 m). Un échange préalable avec la commission est souvent utile pour valider le paramètre de hauteur libre retenu avant de lancer le dimensionnement.

L’exclusion mutuelle locaux/circulations

La règle de non-simultanéité entre le désenfumage des locaux et celui des circulations est l’une des plus mal comprises. Sur le terrain, de nombreuses installations désenfument le local ET la circulation en même temps, créant des courants d’air parasites qui réduisent l’efficacité du désenfumage et peuvent même propager les fumées dans des zones saines.

Lors d’un commissionnement récent dans un ERP de type M à Lyon, l’équipe d’ALISE SSI a constaté que la CMSI était programmée pour ouvrir simultanément les volets du local commercial et ceux de la circulation attenante. La reprogrammation, réalisée en collaboration avec le fabricant de la centrale, a permis de restaurer la séquence conforme à l’IT 246 : désenfumage du local uniquement, avec fermeture des recoupements de circulation.

Le cas des atriums et des volumes ouverts

Les atriums (espaces ouverts sur plusieurs niveaux) posent des difficultés particulières car ils ne rentrent pas exactement dans les catégories « local » ou « circulation » de l’IT 246. L’instruction technique prévoit un traitement spécifique avec des calculs de couche de fumées tenant compte de l’entrainement d’air par le panache de fumées qui monte sur toute la hauteur du vide.

Ces calculs, souvent complexes, font appel à l’ingénierie du désenfumage (modélisation CFD — Computational Fluid Dynamics) qui va au-delà des méthodes simplifiées de l’IT 246. Les projets avec atrium nécessitent généralement l’intervention d’un bureau d’études spécialisé en désenfumage.

Astuce pro : pour les projets complexes (atriums, grands volumes, bâtiments atypiques), la modélisation numérique en dynamique des fluides (CFD) permet de simuler le comportement des fumées avec une précision bien supérieure aux méthodes tabulaires de l’IT 246. Certaines commissions de sécurité l’exigent désormais pour les ERP de 1re et 2e catégorie comportant des volumes ouverts sur plus de 2 niveaux.

Application pratique : exemples de dimensionnement

Exemple 1 : désenfumage naturel d’un commerce

Un magasin de 800 m² avec une hauteur sous plafond de 5 m. Le local ne dépasse pas 1 600 m², il forme donc un seul canton de désenfumage. Pas de sprinklers.

Application de l’IT 246 :

  1. Surface du canton : 800 m².
  2. Hauteur sous plafond : 5 m. Hauteur libre de fumées retenue : 2,5 m (50 %).
  3. Ratio SUE selon les tableaux : environ 1/65.
  4. SUE nécessaire : 800 / 65 = 12,3 m², arrondi à 13 m².
  5. Si exutoires de 2 m² de surface utile chacun : 7 exutoires en toiture.
  6. Amenées d’air : au moins 13 m² de surface libre en partie basse (portes d’entrée, grilles basses en façade).

Ce dimensionnement simplifié donne un ordre de grandeur. Le bureau d’études affinera les calculs en tenant compte de la géométrie exacte, de la position des exutoires, et des éventuels écrans de cantonnement.

Exemple 2 : désenfumage mécanique d’un couloir

Une circulation horizontale de 45 mètres de long, 2 UP, dans un ERP de type U (établissement de soins). Deux tronçons de 22,5 m chacun (maximum 30 m en mécanique).

Application de l’IT 246 :

  1. Débit par tronçon : 2 UP × 0,5 m³/s = 1 m³/s. Mais le minimum absolu est de 1,5 m³/s. On retient 1,5 m³/s par tronçon.
  2. Total : 2 tronçons × 1,5 m³/s = 3 m³/s, soit 10 800 m³/h de débit d’extraction total.
  3. Les deux tronçons sont traités indépendamment par la CMSI (un seul tronçon désenfumé à la fois si la circulation est rectiligne avec un seul accès aux secours).
  4. Amenées d’air : grilles basses ou portes en façade aux extrémités opposées aux bouches d’extraction.
Ce qu’il faut retenir : l’IT 246 est le document incontournable pour concevoir un système de désenfumage conforme en ERP. Elle distingue clairement le traitement des locaux (extraction de la couche chaude) et celui des circulations (balayage par air frais). Les principes clés à retenir sont : le découpage en cantons (max 1 600 m²), les débits minimaux (12 volumes/heure pour les locaux, 0,5 m³/s par UP pour les circulations), la non-simultanéité du désenfumage locaux/circulations, et l’importance des amenées d’air. Pour les projets complexes, l’IT 246 constitue le point de départ, mais peut être complétée par l’ingénierie du désenfumage (modélisation CFD).

ALISE SSI accompagne les maîtres d’ouvrage, les architectes et les exploitants d’ERP dans le dimensionnement et la mise en conformité de leurs installations de désenfumage. Nos techniciens maîtrisent l’IT 246 et interviennent depuis le diagnostic initial jusqu’au commissionnement final, en passant par l’installation et la programmation de la CMSI.

Questions fréquentes

L’IT 246 s’applique-t-elle aux bâtiments d’habitation ?
Non. L’IT 246 concerne exclusivement les établissements recevant du public (ERP). Le désenfumage des bâtiments d’habitation est régi par l’arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation. Les principes sont similaires mais les exigences diffèrent, notamment pour les circulations communes (cages d’escaliers, couloirs d’étage).
Peut-on déroger à l’IT 246 avec une étude d’ingénierie ?
Oui, dans une certaine mesure. L’article DF 4 du règlement de sécurité permet de recourir à l’ingénierie du désenfumage (modélisation CFD) pour les cas où l’IT 246 ne couvre pas la configuration du bâtiment ou lorsqu’on souhaite proposer une solution équivalente. L’étude doit être réalisée par un bureau d’études spécialisé et validée par la commission de sécurité. Elle ne dispense pas de respecter les objectifs fondamentaux du désenfumage (maintien d’une hauteur libre de fumées, protection des voies d’évacuation).
Quelle est la différence entre l’IT 246 et la norme NF EN 12101 ?
L’IT 246 est un texte réglementaire français qui définit les règles de conception et de dimensionnement des systèmes de désenfumage dans les ERP. La série de normes NF EN 12101 est un ensemble de normes européennes qui spécifient les exigences de performance des composants individuels du système (exutoires, ventilateurs, volets, écrans de cantonnement, gaines). L’IT 246 s’appuie sur les normes NF EN 12101 pour les performances des matériels, mais elle ajoute des exigences réglementaires propres à la France (surfaces, débits, cantons, commandes).
Comment savoir si mon ERP est soumis au désenfumage ?
Le désenfumage est obligatoire dans les ERP pour les locaux de plus de 100 m² en sous-sol, de plus de 300 m² en rez-de-chaussée ou en étage (avec des exceptions selon le type d’ERP), et pour les circulations encloisonnées de plus de 30 m de longueur. Certains types d’ERP ont des exigences supplémentaires (par exemple, les ERP de type U pour les établissements de soins). La meilleure démarche est de faire réaliser un audit de sécurité incendie qui identifiera précisément les obligations de désenfumage applicables à votre établissement.
L’IT 246 impose-t-elle un type de désenfumage (naturel ou mécanique) ?
Non, l’IT 246 laisse le choix entre désenfumage naturel et mécanique pour la plupart des configurations. Elle fournit les méthodes de calcul pour les deux solutions. Le choix dépend de la configuration du bâtiment : le naturel est généralement privilégié quand la toiture est accessible et que la hauteur sous plafond est suffisante, le mécanique s’impose pour les sous-sols, les locaux aveugles et les circulations longues sans accès extérieur. Les deux solutions peuvent coexister dans un même bâtiment, à condition que chaque zone soit traitée par un seul type.

Besoin d’une étude de désenfumage conforme à l’IT 246 ?

ALISE SSI dimensionne et installe vos systèmes dans la métropole de Lyon et le Rhône.

04 72 70 86 92

Demander un devis en ligne

Image de Hina

Hina

Je m'appelle Hina, rédactrice passionnée par la découverte, la nature et tout ce qui pousse à mieux comprendre le monde qui nous entoure. Un peu par hasard, je me suis retrouvée plongée dans l’univers de la sécurité… et j’y ai trouvé une vraie fascination.

Aujourd’hui, j’aime décrypter des sujets parfois techniques pour les rendre accessibles à tous. À travers mes articles, je partage ce que j’apprends, ce que je découvre, et ce qui me donne envie d’en savoir toujours plus.

à propos de moi
Image de Hina

Hina

Rédactrice curieuse et passionnée, je suis tombée dans le monde de la sécurité un peu par hasard… et j’ai adoré ! Ici, je partage ce que j’apprends pour rendre les choses simples, claires et accessibles à tous.

Derniers posts
Suivez nous 🙂
Besoin d'aide ?